Vous avez déjà vu un professionnel suspendu à 20 mètres du sol, tronçonneuse en main, taillant un arbre avec précision ? C’était probablement un arboriste élagueur. Ce métier mêle compétences botaniques, techniques de grimpe et passion pour les arbres. Il ne s’agit pas seulement de couper : l’arboriste élagueur soigne, préserve et accompagne les arbres pour leur développement. Dans cet article, nous répondrons aux questions que vous vous posez sur ce métier fascinant : formation, salaire, différences avec l’élagueur classique, missions du quotidien… Bref, tout ce qu’il faut savoir sur l’arboriste élagueur.
Qu’est-ce qu’un arboriste élagueur et quel est son rôle ?
Tout d’abord, il est essentiel de distinguer l’arboriste élagueur du simple élagueur.
L’arboriste élagueur est un expert des arbres, capable de :
- diagnostiquer leur état de santé,
- conseiller des actions de taille ou de conservation,
- réaliser des interventions complexes en hauteur.
Il combine des connaissances botaniques avec des techniques de grimpe, pour intervenir dans le respect de l’arbre.
Contrairement à un élagueur intervenant souvent de manière ornementale ou systématique, l’arboriste élagueur adopte une approche scientifique. Il analyse :
- la biologie de l’arbre,
- ses maladies et réactions aux tailles,
- son évolution dans l’environnement.
Exemple : Sophie, arboriste à Lyon, intervient sur des arbres centenaires. Avant chaque taille, elle étudie la structure du bois, la circulation de sève et les réactions passées de l’arbre.
Par ailleurs, l’arboriste peut être sollicité pour :
- des expertises préalables à des projets de construction,
- la réalisation de bilans de santé arboricole,
- l’élaboration d’un plan de gestion durable d’un patrimoine arboré.
Enfin, c’est un métier à risques, exercé souvent en hauteur, avec des outils motorisés, et dans des milieux urbains sensibles. La sécurité est une priorité constante.
Quelle formation pour devenir arboriste élagueur ?
La formation de référence :
Le Certificat de Spécialisation (CS) « Taille et soins aux arbres » est la voie la plus reconnue.
Il est proposé dans des lycées agricoles ou centres de formation pour adultes.
- Durée : 8 à 12 mois
- Contenu :
- cours pratiques : grimpe, techniques de taille, maniement des outils
- cours théoriques : biologie végétale, pathologies, lecture de plan
Exemple : Julien, ancien charpentier, a suivi cette formation à Angers à 35 ans. Aujourd’hui, il travaille pour une entreprise spécialisée dans les parcs historiques.
Parcours complémentaires :
- CAP Agricole Travaux Paysagers
- Bac Pro Aménagements Paysagers, suivi d’une spécialisation
Formation pour adultes :
Des formations courtes ou continues (AFPA, CFPPA, centres forestiers) sont disponibles pour :
- les personnes en reconversion,
- les demandeurs d’emploi,
- les professionnels souhaitant valider des compétences pratiques.
Pour réussir dans ce métier, il faut associer :
- passion des arbres,
- rigueur technique,
- aisance dans le travail en hauteur.
Quel est le salaire moyen d’un arboriste élagueur ?
En début de carrière :
- Entre 1 600 € et 1 800 € nets par mois en tant que salarié.
Avec de l’expérience :
- Jusqu’à 2 500 à 3 000 € nets mensuels, notamment :
- dans des zones urbaines denses (ex. région parisienne),
- pour des entreprises hautement spécialisées.
Exemple : Marc, arboriste à Nantes, gagne 2 800 € nets après 7 ans. Il intervient sur des arbres de grand gabarit et réalise aussi des diagnostics phytosanitaires.
En indépendant :
- Facturation horaire : entre 40 € et 80 € de l’heure, selon :
- la technicité,
- le niveau de risque,
- les besoins du client.
Attention : il faut déduire les charges, l’entretien du matériel et tenir compte des périodes creuses.
Sources de revenus complémentaires :
- Formations professionnelles
- Expertises arboricoles
- Vente de bois d’œuvre
Le métier peut offrir une rémunération attractive à condition d’être expérimenté, organisé et bien implanté localement.
Quelles sont les missions quotidiennes d’un arboriste élagueur ?
Les journées sont intenses, physiques et variées. Elles débutent généralement par la préparation du matériel :
- cordes, harnais,
- mousquetons,
- tronçonneuse,
- scies, casques, protections.
Ensuite, le professionnel analyse les arbres sur site :
- il identifie les branches à couper,
- repère les défauts de structure, signes de maladie ou vieillissement,
- planifie ses points d’ancrage et zones de chute.
Exemple : Claire, arboriste en Haute-Garonne, travaille chaque hiver sur les platanes du Tarn. Elle grimpe plusieurs fois par jour, documente ses interventions et assure une traçabilité complète.
Interventions d’urgence :
Certaines missions nécessitent une réactivité immédiate :
- arbres fragilisés par une tempête,
- branches menaçant de tomber sur la voie publique,
- sécurisation de zones à risque.
Il faut alors s’adapter rapidement au terrain et à la météo.
Conseil et sensibilisation :
L’arboriste élagueur est également conseiller. Il sensibilise les clients à :
- la gestion durable des arbres,
- l’importance de limiter les tailles sévères,
- la préservation de la biodiversité arborée.
C’est un métier qui allie expertise scientifique, technique de grimpe, prise de décision rapide et pédagogie.

